{"id":2927,"date":"2026-09-11T01:36:52","date_gmt":"2026-09-11T01:36:52","guid":{"rendered":"http:\/\/www.beaumontheritage.com\/?page_id=2927"},"modified":"2026-09-11T01:36:55","modified_gmt":"2026-09-11T01:36:55","slug":"3-mai-1978","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/www.beaumontheritage.com\/?page_id=2927","title":{"rendered":"3 mai 1978"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Pg. 19 The Representative, Leduc, Alberta, 3 mai 1978*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Beaumont chanceux pendant la d\u00e9pression du Dust Bowl<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Par Barbara et Bob Willis<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">[L\\&#8217;ann\u00e9e] 1929 a vu l\\&#8217;effondrement \u00e9conomique de la plupart des pays du monde.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Canada n\\&#8217;a pas fait exception, m\u00eame si les provinces des Prairies ont g\u00e9n\u00e9ralement mis beaucoup plus de temps \u00e0 se remettre des effets de la d\u00e9pression que le reste du pays.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Beaumont a eu la chance de ne pas conna\u00eetre les tragiques temp\u00eates de poussi\u00e8re qui ont d\u00e9truit les moyens de subsistance de milliers de familles d\\&#8217;agriculteurs des Prairies.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Gr\u00e2ce \u00e0 de bonnes r\u00e9coltes, il semble que les agriculteurs locaux aient pris les choses en main pendant la d\u00e9pression et aient produit des biens pour leur propre usage. Le beurre \u00e9tait fait maison et le bl\u00e9 \u00e9tait moulu en farine dans les moulins de Leduc ou d\\&#8217;Edmonton. En raison de la baisse des prix des mati\u00e8res premi\u00e8res, les agriculteurs ont jug\u00e9 plus rentable de conserver leurs propres produits plut\u00f4t que d\\&#8217;essayer de les vendre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au d\u00e9but des ann\u00e9es 30, le bl\u00e9 se vendait 19 cents le boisseau, les porcs 1,90 $ le quintal, les \u0153ufs 6 cents la douzaine et les bovins de boucherie si peu que cela ne valait pas la peine de les transporter en ville.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le bois coup\u00e9 localement pour les \u00e9tais des puits de mine \u00e9tait \u00e9chang\u00e9 contre du charbon pour alimenter les po\u00eales et les chaudi\u00e8res. Le charbon \u00e9tait transport\u00e9 depuis un site situ\u00e9 \u00e0 trois miles \u00e0 l\\&#8217;ouest d\\&#8217;Ellerslie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">De nombreuses maisons disposaient dans leur sous-sol de petites centrales \u00e9lectriques Delco, capables de produire 32 volts.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les produits agricoles, tels que les pommes de terre, \u00e9taient stock\u00e9s dans des caves creus\u00e9es dans le sol, g\u00e9n\u00e9ralement sous la maison de la ferme. Une lanterne allum\u00e9e \u00e9tait laiss\u00e9e allum\u00e9e pour d\u00e9gager suffisamment de chaleur afin d\\&#8217;\u00e9viter le gel en hiver, et la fra\u00eecheur souterraine permettait de conserver les denr\u00e9es alimentaires pendant la chaleur estivale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les ouvriers agricoles, pay\u00e9s 5 dollars par mois par les agriculteurs locaux, recevaient une aide suppl\u00e9mentaire de 5 dollars du gouvernement afin de les emp\u00eacher de d\u00e9pendre de l\\&#8217;aide sociale et de fr\u00e9quenter les soupes populaires de la ville.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les chevaux, plut\u00f4t que l\\&#8217;essence, alimentaient les \u00e9quipements et \u00e9taient utilis\u00e9s pour le transport, les d\u00e9placements et les travaux agricoles. Les tracteurs \u00e9taient laiss\u00e9s dans des hangars ou des granges pour \u00eatre utilis\u00e9s \u00e0 l\\&#8217;avenir, lorsque le carburant serait abordable. Quelques agriculteurs, tels que Pierre B\u00e9rub\u00e9 et Paul Magnan, utilisaient des v\u00e9hicules pour collecter le lait, la cr\u00e8me, les c\u00e9r\u00e9ales et les \u0153ufs pour ceux qui n\\&#8217;avaient pas de moyen de transport.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lorsque les familles d\\&#8217;agriculteurs pouvaient vendre leurs produits, par exemple des \u0153ufs, dans les magasins locaux, elles n\\&#8217;\u00e9taient pas pay\u00e9es en esp\u00e8ces. Elles recevaient plut\u00f4t des marchandises en \u00e9change ou un cr\u00e9dit pour de futurs achats.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les magasins de Beaumont stockaient des produits non p\u00e9rissables en vrac. Les bidons de m\u00e9lasse, apport\u00e9s par les clients depuis leur domicile, \u00e9taient remplis pour 25 cents \u00e0 partir du grand tonneau du magasin. Le vinaigre et le p\u00e9trole lampant \u00e9taient vendus de la m\u00eame mani\u00e8re. Les sacs en papier brun n\\&#8217;existaient pas : les contenants \u00e9taient apport\u00e9s vides au magasin et ramen\u00e9s remplis \u00e0 la maison. Les cigarettes, vendues six pour cinq le dimanche, \u00e9taient un luxe.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les gens de l\\&#8217;\u00e9poque se souviennent d\\&#8217;avoir apport\u00e9 des \u0153ufs en ville pour les vendre, emball\u00e9s dans du grain. Une fois les \u0153ufs vendus, les chevaux \u00e9taient nourris avec le grain avant de rentrer \u00e0 la maison.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 une telle \u00e9poque, il fallait faire preuve d\\&#8217;ing\u00e9niosit\u00e9 pour survivre. Cette ing\u00e9niosit\u00e9 prenait de nombreuses formes. M. Leo Roberge raconte comment il transportait du foin dans le nord d\\&#8217;Edmonton pendant les mois d\\&#8217;hiver :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il y avait souvent peu de neige sur le pont sur\u00e9lev\u00e9 d\\&#8217;Edmonton, alors M. Roberge et ses compagnons dirigeaient leur attelage et leur tra\u00eeneau vers le pont surbaiss\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une fois arriv\u00e9s au seuil du pont, qui n\\&#8217;avait alors qu\\&#8217;une seule voie, ils attendaient patiemment le premier coup de cloche du tramway. Imm\u00e9diatement, l\\&#8217;attelage se positionnait au milieu de la voie qui traversait le pont. In\u00e9vitablement, le tramway, qui descendait la pente \u00e0 grande vitesse, percutait le tra\u00eeneau \u00ab immobilis\u00e9 \u00bb. Apr\u00e8s quelques mots durs, le conducteur se calmait et demandait que le foin qui recouvrait ses phares soit retir\u00e9. Pr\u00e9tendant que les chevaux \u00e9taient \u00e9puis\u00e9s et incapables de bouger, les Fran\u00e7ais rus\u00e9s convainquaient le conducteur du tramway de pousser le tra\u00eeneau sur toute la longueur du pont et en haut de la c\u00f4te. Au final, les chevaux \u00e9taient repos\u00e9s et les conducteurs de bonne humeur, satisfaits d\\&#8217;avoir bien fait leur \u00ab travail \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les agriculteurs qui s\\&#8217;\u00e9taient install\u00e9s sur leurs terres avant la d\u00e9pression s\\&#8217;en sortaient plut\u00f4t bien.<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Arthur LeBlanc, dont la famille \u00e9tait install\u00e9e dans la r\u00e9gion de Beaumont depuis 1894, acheta en 1921 une ferme de 160 acres au sud-est de Beaumont pour 4 500 dollars. Il pratiquait l\\&#8217;agriculture mixte et \u00e9levait des bovins, des poulets et des porcs.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En 1928, il a construit une grande maison de cinq chambres sur la ferme pour environ 5 000 dollars, le bois \u00e9tant vendu \u00e0 25 dollars les mille pieds-planche \u00e0 l\\&#8217;\u00e9poque. En 1937, le prix du bois est tomb\u00e9 \u00e0 13 dollars les mille pieds-planche, livraison comprise.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Entre 1930 et 1970, Beaumont a eu cinq pr\u00eatres au service de la paroisse. Chacun a apport\u00e9 ses propres comp\u00e9tences et tous<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pg. 20<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">ont laiss\u00e9 leur empreinte dans l\\&#8217;histoire de Beaumont.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le p\u00e8re Gaborit a desservi la paroisse pendant 16 ans, de 1924 jusqu\\&#8217;\u00e0 sa mort en 1940. C\\&#8217;est le p\u00e8re Gaborit qui a supervis\u00e9 la construction de la grotte devant l\\&#8217;\u00e9glise en 1935. Il a \u00e9t\u00e9 enterr\u00e9 au pied de la croix au milieu du cimeti\u00e8re de Beaumont.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le p\u00e8re Chartrand a pris la rel\u00e8ve du p\u00e8re Gaborit \u00e0 la paroisse Saint-Vital. En 1942, avec l\\&#8217;aide des quelque 200 familles de la r\u00e9gion de Beaumont, il a organis\u00e9 des festivit\u00e9s pour c\u00e9l\u00e9brer le 50e anniversaire de la paroisse.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La c\u00e9l\u00e9bration comprenait un banquet dans le sous-sol de l\\&#8217;\u00e9glise, une procession \u00e0 travers le village, des chants \u00e0 l\\&#8217;\u00e9cole et des pri\u00e8res pr\u00e8s de la grotte devant l\\&#8217;\u00e9glise.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le p\u00e8re Chartrand a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9 par le p\u00e8re J.E. Lapointe en 1945. Il s\\&#8217;est consacr\u00e9 \u00e0 l\\&#8217;\u00e9glise et \u00e0 la communaut\u00e9 pendant 11 ans avant de prendre sa retraite en 1956.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le p\u00e8re Lapointe a organis\u00e9 et particip\u00e9 personnellement \u00e0 la construction de la salle communautaire, aujourd\\&#8217;hui connue sous le nom de Club Beaumont. Il a jou\u00e9 un r\u00f4le d\u00e9terminant dans l\\&#8217;ouverture de la Caisse populaire (coop\u00e9rative de cr\u00e9dit) \u00e0 Beaumont en 1945. Le p\u00e8re Lapointe prit sa retraite \u00e0 Bonnyville, o\u00f9 il v\u00e9cut jusqu\\&#8217;\u00e0 sa mort quelques ann\u00e9es plus tard.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les Oblats du Coll\u00e8ge Saint-Jean d\\&#8217;Edmonton assur\u00e8rent les services religieux \u00e0 Beaumont jusqu\\&#8217;\u00e0 l\\&#8217;arriv\u00e9e du p\u00e8re Robert comme nouveau cur\u00e9 en novembre 1957.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le p\u00e8re Robert organisa imm\u00e9diatement la r\u00e9novation de l\\&#8217;\u00e9glise. Le travail final fut si minutieux et les r\u00e9novations si compl\u00e8tes que la paroisse eut l\\&#8217;impression que l\\&#8217;\u00e9glise \u00e9tait toute neuve. La touche finale a \u00e9t\u00e9 l\\&#8217;ajout d\\&#8217;une croix illumin\u00e9e, install\u00e9e par Maurice Gobeil.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La m\u00eame ann\u00e9e, en 1958, un nouveau presbyt\u00e8re a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 construit. Pendant les travaux, le p\u00e8re Robert a v\u00e9cu dans une suite de pi\u00e8ces au sous-sol de l\\&#8217;\u00e9glise.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le p\u00e8re Robert, qui vit aujourd\\&#8217;hui [1978] \u00e0 Edmonton, est rest\u00e9 dans les m\u00e9moires comme un homme affable dont l\\&#8217;organisation a accompli beaucoup de choses en peu de temps.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le p\u00e8re Ren\u00e9 Jacob est arriv\u00e9 dans le village apr\u00e8s le p\u00e8re Robert, en 1963, en provenance d\\&#8217;une paroisse de Jasper Place \u00e0 Edmonton. Il a servi dans la paroisse St. Vital pendant 15 ans et reste [1978] actif aujourd\\&#8217;hui.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pendant 40 ans, de 1932 \u00e0 1972, Les Filles de J\u00e9sus ont dispens\u00e9 un enseignement religieux et scolaire aux enfants de Beaumont. Elles ont pris en charge l\\&#8217;\u00e9cole du village d\u00e8s leur arriv\u00e9e. La maison de Mme Lachappelle a \u00e9t\u00e9 achet\u00e9e pour servir de r\u00e9sidence temporaire jusqu\\&#8217;en 1936, date \u00e0 laquelle un nouveau couvent a \u00e9t\u00e9 construit. Ce b\u00e2timent, situ\u00e9 en face de l\\&#8217;\u00e9cole, de l\\&#8217;autre c\u00f4t\u00e9 de la 50e avenue, a \u00e9t\u00e9 vendu en 1972 \u00e0 M. et Mme Gerry Patsula, qui y r\u00e9sident aujourd\\&#8217;hui* avec leur famille. Les religieuses ont quitt\u00e9 Beaumont apr\u00e8s la vente du couvent.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\\&#8217;\u00e9cole Bellevue a \u00e9t\u00e9 construite en 1949, lorsque l\\&#8217;ancienne \u00e9cole a \u00e9t\u00e9 d\u00e9mantel\u00e9e et que le bois a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 pour construire plusieurs petites maisons. En 1956, une extension a \u00e9t\u00e9 construite sur le c\u00f4t\u00e9 sud de l\\&#8217;\u00e9cole, en 1959, les locaux administratifs et le gymnase ont \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9s et en 1963, le laboratoire, la biblioth\u00e8que et les salles de classe ont \u00e9t\u00e9 construits.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\\&#8217;histoire du commerce et des affaires \u00e0 Beaumont est essentielle et dynamique. Il ne fait aucun doute que les habitants de la r\u00e9gion utilisaient les commerces du village pour leurs \u00e9changes, leurs ventes, leurs achats et leurs loisirs. Le long voyage jusqu\\&#8217;\u00e0 Edmonton \u00e9tait r\u00e9serv\u00e9 aux ventes importantes de produits agricoles ou de foin. Des transactions de toutes tailles \u00e9taient effectu\u00e9es dans les nombreux magasins qui prosp\u00e9raient autrefois \u00e0 Beaumont.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Jusqu\\&#8217;en 1970, le commerce dans le village comprenait des magasins g\u00e9n\u00e9raux, une banque, des forgerons, des garages, des salles de billard, des caf\u00e9s, une boucherie, des stations de calibrage des \u0153ufs, un salon de coiffure, un cordonnier et une coop\u00e9rative de cr\u00e9dit.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le coin nord-ouest de la 50e rue et de la 50e avenue a toujours \u00e9t\u00e9 le centre commercial du village. Le premier magasin \u00e0 cet endroit a \u00e9t\u00e9 construit par Wilfrid Magnan. \u00c0 la fin des ann\u00e9es 1940, le magasin a \u00e9t\u00e9 vendu \u00e0 Maurice Magnan, qui l\\&#8217;a exploit\u00e9 jusqu\\&#8217;en 1968, date \u00e0 laquelle il a \u00e9t\u00e9 vendu \u00e0 M. Fraser.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un autre endroit tr\u00e8s fr\u00e9quent\u00e9 \u00e9tait l\\&#8217;ancien site de la coop\u00e9rative de cr\u00e9dit sur la 50e Avenue. Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1920, Pat Demers y tenait un magasin. Paul Magnan a repris le magasin et y a install\u00e9 des tables de billard \u00e0 l\\&#8217;usage du public. \u00c0 l\\&#8217;\u00e9poque, l\\&#8217;\u00e2ge l\u00e9gal pour jouer au billard \u00e9tait de 18 ans et la loi \u00e9tait tr\u00e8s probablement appliqu\u00e9e par les propri\u00e9taires afin de prot\u00e9ger leurs licences.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1940, M. Baril a exploit\u00e9 le magasin jusqu\\&#8217;\u00e0 ce que Joe LeBlanc ach\u00e8te le b\u00e2timent vers 1946 pour en faire un centre de calibrage des \u0153ufs. Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1950, alors que la famille Charest louait un logement \u00e0 l\\&#8217;\u00e9tage et que le centre de calibrage des \u0153ufs se trouvait toujours au rez-de-chauss\u00e9e, le b\u00e2timent a \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement d\u00e9truit par un incendie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un autre centre de calibrage des \u0153ufs a \u00e9t\u00e9 ouvert pendant la d\u00e9pression, \u00e0 l\\&#8217;extr\u00e9mit\u00e9 sud de la 51e rue.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Alcide Magnan, dans les ann\u00e9es 1930, a achet\u00e9 un magasin \u00e0 M. LeBlanc. Le magasin avait \u00e9t\u00e9 construit \u00e0 l\\&#8217;origine \u00e0 l\\&#8217;ouest de l\\&#8217;\u00e9glise par Alcide B\u00e9rub\u00e9 pr\u00e8s de 30 ans auparavant. Le magasin a chang\u00e9 plusieurs fois de propri\u00e9taire avant de revenir finalement \u00e0 M. Magnan.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On y vendait toutes sortes de marchandises, y compris des cercueils entrepos\u00e9s \u00e0 l\\&#8217;\u00e9tage au-dessus du magasin principal.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une pompe \u00e0 essence situ\u00e9e pr\u00e8s du magasin a aliment\u00e9 un incendie qui s\\&#8217;est d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1930 \u00e0 partir d\\&#8217;une lampe \u00e0 p\u00e9trole en feu et a d\u00e9truit le b\u00e2timent.<\/p>\n\n\n\n<ol start=\"NaN\" class=\"wp-block-list\">\n<li>Magnan a construit un nouveau magasin \u00e0 l\\&#8217;emplacement actuel* du \u00ab Ch\u00e2teau sur la colline \u00bb. Il a exploit\u00e9 l\\&#8217;entreprise jusqu\\&#8217;au retour de ses fils, Charlie et Gerry, de la guerre en 1945 et 1946. Les fr\u00e8res se sont alors associ\u00e9s pendant quelques ann\u00e9es. Gerry a repris l\\&#8217;entreprise jusqu\\&#8217;en 1970, date \u00e0 laquelle, pour des raisons de sant\u00e9 familiale, il a \u00e9t\u00e9 contraint de la fermer.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En plus d\\&#8217;\u00eatre des lieux de commerce, ces magasins g\u00e9n\u00e9raux servaient de lieux de rassemblement social. Les hommes s\\&#8217;y r\u00e9unissaient r\u00e9guli\u00e8rement pour discuter et jouer aux cartes. Les femmes se tenaient au courant des nouvelles du village gr\u00e2ce \u00e0 des r\u00e9unions dans et autour des magasins g\u00e9n\u00e9raux.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En 1927, la famille Vaugeois a repris une salle de billard qui appartenait auparavant \u00e0 Alex Gobeil. Situ\u00e9e juste au sud du magasin \u00ab Magnan \u00bb, cette entreprise a \u00e9t\u00e9 d\u00e9tenue et exploit\u00e9e par Mme Marie Vaugeois pendant pr\u00e8s de 15 ans.<\/p>\n\n\n\n<ol start=\"NaN\" class=\"wp-block-list\">\n<li>Chatel poss\u00e9dait un magasin pr\u00e8s de la laiterie Goudreau \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque o\u00f9 le magasin de M. Leblanc \u00e9tait en activit\u00e9, vers 1935. Le magasin Chatel ressemblait \u00e0 une grange et, en fait, constituait la moiti\u00e9 d\\&#8217;une longue grange construite \u00e0 l\\&#8217;origine \u00e0 l\\&#8217;ouest du village. Le b\u00e2timent \u00e9tait trop grand pour \u00eatre d\u00e9plac\u00e9, il a donc \u00e9t\u00e9 coup\u00e9 en deux et l\\&#8217;une des moiti\u00e9s, une fois d\u00e9plac\u00e9e, a servi de magasin.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">[Omer] Royer exploitait un magasin \u00e0 un p\u00e2t\u00e9 de maisons \u00e0 l\\&#8217;ouest de l\\&#8217;\u00e9glise, sur la 50e avenue, au d\u00e9but des ann\u00e9es 20. Il l\\&#8217;a vendu \u00e0 M. Caouette qui a d\u00e9plac\u00e9 le b\u00e2timent vers le bas de la colline ouest vers 1943. Maurice Goudreau a ensuite rachet\u00e9 l\\&#8217;entreprise.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Plusieurs forgerons ont exerc\u00e9 leur activit\u00e9 dans le village \u00e0 diff\u00e9rentes \u00e9poques, notamment Long, Charbonneau et Gravel, pour n\\&#8217;en citer que quelques-uns.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un petit restaurant a \u00e9t\u00e9 ouvert par Maurice Leblanc dans le village. M. Henri Gobeil a achet\u00e9 le garage en 1933 et celui-ci est rest\u00e9 une entreprise familiale jusqu\\&#8217;\u00e0 aujourd\\&#8217;hui.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En 1927, Mme Charbonneau est devenue posti\u00e8re du village et l\\&#8217;est rest\u00e9e pendant 30 ans, le bureau de poste \u00e9tant situ\u00e9 dans sa maison. Apr\u00e8s sa retraite, Mme L. Magnan a pris la rel\u00e8ve dans sa maison pendant les 14 ann\u00e9es suivantes. Apr\u00e8s Mme Magnan, la coop\u00e9rative de cr\u00e9dit a g\u00e9r\u00e9 le bureau de poste pendant un an sous la direction de M. G. Goudreau. Le 15 janvier 1972, l\\&#8217;actuelle* posti\u00e8re de Beaumont, Mme F. Gobeil, a pris la direction du bureau de poste, travaillant dans une annexe construite \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de sa maison sur la 50e rue.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La Seconde Guerre mondiale est rest\u00e9e dans la m\u00e9moire des habitants de Beaumont comme une p\u00e9riode triste et marqu\u00e9e par la pri\u00e8re. Les nouvelles des bless\u00e9s ou des morts au combat circulaient constamment dans la communaut\u00e9 et \u00e0 l\\&#8217;\u00e9cole. L\\&#8217;utilisation de coupons de rationnement pour le sucre, le th\u00e9, le caf\u00e9, la viande, l\\&#8217;essence, les pneus, etc. \u00e9tait une pratique courante en temps de guerre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les agriculteurs restaient autosuffisants. Lorsque l\\&#8217;\u00e9conomie a commenc\u00e9 \u00e0 se redresser, ils ont commenc\u00e9 \u00e0 agrandir leurs fermes et \u00e0 semer du bl\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pg. 23<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La prosp\u00e9rit\u00e9 \u00e9conomique des agriculteurs a \u00e9t\u00e9 lente \u00e0 venir. Les habitants se souviennent d\\&#8217;une gr\u00e8ve des agriculteurs \u00e0 Beaumont juste apr\u00e8s la guerre. Les prix des produits agricoles \u00e9taient encore si bas qu\\&#8217;ils estimaient n\\&#8217;avoir rien \u00e0 perdre \u00e0 faire gr\u00e8ve et peut-\u00eatre tout \u00e0 gagner en rendant publique leur situation difficile. La gr\u00e8ve n\\&#8217;a pas dur\u00e9 longtemps et n\\&#8217;a apparemment rien donn\u00e9. La vie est revenue \u00e0 la normale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La communaut\u00e9 se r\u00e9unissait dans le sous-sol de l\\&#8217;\u00e9glise pour assister \u00e0 des concerts, des pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre, des banquets et des bals. Les courses de chevaux et les matchs de baseball en \u00e9t\u00e9, ainsi que les longues luges qui d\u00e9valaient le versant sud du village les soirs d\\&#8217;hiver, \u00e9taient des spectacles familiers pendant les loisirs.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette m\u00eame colline, qui procurait tant de plaisir et de joie aux jeunes, \u00e9tait le cauchemar de tous ceux qui tentaient d\\&#8217;y faire monter un attelage de chevaux en hiver. Les voitures \u00e9taient mises hors service pendant les mois d\\&#8217;hiver, car les routes n\\&#8217;\u00e9taient pas d\u00e9neig\u00e9es pour leur usage.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La modernisation du village, en termes de services publics, a \u00e9t\u00e9 lente \u00e0 venir. La seule exception \u00e9tait le service t\u00e9l\u00e9phonique, install\u00e9 au d\u00e9but du si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En 1947, Calgary Power a sign\u00e9 un accord de franchise avec le comt\u00e9 de Leduc pour fournir de l\\&#8217;\u00e9lectricit\u00e9 \u00e0 Beaumont. \u00c0 cette \u00e9poque, Calgary Power a rachet\u00e9 le r\u00e9seau de distribution \u00e0 la coop\u00e9rative \u00e9lectrique de Beaumont. Pendant les deux ann\u00e9es qui ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 cette transaction, Beaumont \u00e9tait aliment\u00e9e en \u00e9lectricit\u00e9 \u00e0 110 volts par deux moteurs et deux g\u00e9n\u00e9rateurs situ\u00e9s derri\u00e8re le garage Gobeil.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\\&#8217;eau \u00e9tait encore puis\u00e9e dans des puits ou des citernes jusqu\\&#8217;en 1961, date \u00e0 laquelle une conduite d\\&#8217;eau provenant d\\&#8217;Edmonton a \u00e9t\u00e9 mise en service.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 l\\&#8217;approche des ann\u00e9es 1970, le changement et la croissance se profilaient \u00e0 l\\&#8217;horizon de Beaumont.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le hameau est devenu un village, dot\u00e9 de sa propre administration municipale, marquant ainsi un tournant dans l\\&#8217;histoire de Beaumont.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>&nbsp;(\u00c0 suivre)<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pg. 19 The Representative, Leduc, Alberta, 3 mai 1978* Beaumont chanceux pendant la d\u00e9pression du Dust Bowl Par Barbara et Bob Willis [L\\&#8217;ann\u00e9e] 1929 a vu l\\&#8217;effondrement \u00e9conomique de la&hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-2927","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.beaumontheritage.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/2927","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.beaumontheritage.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.beaumontheritage.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.beaumontheritage.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.beaumontheritage.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2927"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/www.beaumontheritage.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/2927\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2929,"href":"http:\/\/www.beaumontheritage.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/2927\/revisions\/2929"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.beaumontheritage.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2927"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}